10 décembre 2007
MEDEF
Commentaire :
J'étais à la première partie de la réunion du Medef, de 9h à 11h15. Je n'ai donc pas assisté à la partie présentée par les écoles doctorales (mais je connaissais déjà bien 3 des 5 dispositifs présentés). J'ai trouvé que cette réunion avait le mérite de poser le problème mais n'a pas servi à grand chose de plus qu'à sensibiliser les personnes présentes encore non consciente du gâchis potentiel qui consiste à laisser les docteurs sur le carreau: les qualités qui permettent aux docteurs de s'insérer avec succès dans l'entreprise ont été évoquées et des exemples vivants étaient là pour ne témoigner. Cependant pour moi, le problème de fond a été soigneusement éludé, à savoir la visibilité sur le marché des formations dispensées par les universités. L'absence de clarté dans le classement des filières et écoles doctorales (est-elle due au mythe égalitaire?) fait que les ressources humaines peuvent se retrouver perdues: devant faire confiance aux personnes plus qu'à leur CV, ces-derniers ne passent souvent pas le premier round de sélection. Le débat est ici ouvert sur les solutions à apporter à ce problème, mais limiter l'atomisation des écoles doctorales serait peut-être une idée... L'absence de réseau d'anciens et de communication vers l'entreprise n'arrange en rien l'employabilité des docteurs mais là on voit des choses avancer très doucement. Bref, pour moi le point positif de cette réunion était de voir les choses se mettre en route, mais je reste encore dubitative sur les moyens qui permettront de faire rattraper le retard de la France par rapport au reste du monde dans sa valorisation des docteurs.
Auteur : Elodie
Commentaires
La maladie des classements
Ce n'est pas la première fois que je lis que le problème de l'insertion professionnelle des docteurs se règlerait par un classement des écoles doctorales. Pourtant j'ai du mal à adhérer à cette idée. Chaque thèse (contrairement à l'enseignement dispensé en école) est faite 'sur mesure' et l'appartenance à telle ou telle école doctorale me semble, pour ce que j'ai vu, un critère très peu pertinent pour juger de la qualité d'une thèse.
mais comment faire comprendre aux RH la valeur d'une thèse?
Je suis bien d'accord que, dans la situation actuelle, un classement des écoles doctorales n'aurait pas beaucoup de sens. Classer les ED ça voudrait dire d'une part, garantir que les étudiants qui y sont ont un certains niveau, et d'autre part garantir qu'ils en sortent avec une certaine formation reconnue par les entreprises.
Dans les faits certaines ED sont déjà plus sélectives à l'entrée que d'autres, car elles recrutent sur des masters eux-mêmes plus sélectifs. Mais cette sélection des meilleurs élèves de la fac n'apparait que rarement aux yeux des RH des entreprises... D'autre part, selon mon opinion, les écoles doctorales ont pour le moment un rôle trop marginal dans la préparation des thèses et la formations des thésards, pour permettre un classement qui ait du sens (Bertrand je te rejoins sur ce point, on est loin du cadre de l'enseignement dispensé dans une école).
La question reste ouverte et je ne prétend pas avoir la meilleure réponse: comment convaincre, en un coup d'oeil sur un CV, une chagé de RH qui ne connait rien à la science? quels points de repère lui donner?
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