Doctoblog

Le blog des Docteurs qui défendent leur thèse et se la jouent Ph.D. ! animé par Claude FORSANS et Marie Dominique PUJOL, à la demande des doctorants qui souhaitent garder contact après l'expérience des Doctoriales.

21 juin 2008

Prix de thèse 2007 ENPC

Le prix de thèse 2007 de l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées a été remis conjointement à deux chercheurs de CERMICS ( laboratoire Mathématiques/Informatique) :

Nicolas FORCADEL pour sa contribution à l’analyse d’équations aux dérivées partielles décrivant le mouvement de fronts avec applications à la dynamique de dislocations.

Et

Gabriel STOLTZ pour ses contributions à l’étude théorique et numérique des modèles utilisés en pratique pour la simulation moléculaire de la matière.

Notons que depuis 10 ans, les chercheurs du  CERMICS ont remporté 5 prix de thèse !

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06 avril 2008

Prix de thèse DGA

Prix de thèse DGA 2006

« Décomposition de l’Opérateur de Retournement Temporel appliquée à l’imagerie et à la caractérisation ultrasonore »

soutenue le 11/12/2006 par Monsieur Jean-Gabriel Minonzio

La thèse de Jean-Gabriel Minonzio a pour objet l’analyse de la diffusion acoustique pour l’imagerie et la caractérisation des milieux avec des applications au contrôle non-destructif, à l’imagerie médicale ou à la détection acoustique sous-marine. La méthode employée dans ce travail de thèse est

la Décomposition

de l’Opérateur de Retournement Temporel ou méthode DORT. Développée au Laboratoire Ondes et Acoustique, cette méthode consiste à étudier les invariants du Retournement Temporel. Ce formalisme est utilisé pour décrire la capacité que possède un miroir à retournement temporel à focaliser sélectivement, via un processus itératif, vers un point brillant. Ainsi, en mode échographique et multistatique, les données peuvent être présentées sous la forme d’une matrice, dite matrice inter-éléments. Pour un réseau donné de transducteurs, ceux-ci correspondent aux vecteurs singuliers obtenus par décomposition en valeurs singulières de la matrice K des réponses inter-éléments du réseau. Chaque vecteur est associé à une valeur singulière ; le nombre de valeurs singulières non nulles est égal au nombre de points brillants résolus et les vecteurs propres associés fournissent la loi d’éclairement pour synthétiser une onde focalisant sur chacun d’eux. Dans le présent mémoire, l’auteur étudie de façon très détaillée comment se comportent les valeurs singulières en fonction de la taille et du matériau du diffuseur, des caractéristiques de la ligne de mesure, ainsi qu’en présence de plusieurs diffuseurs. Il y a, par ailleurs, un souci constant de tester le domaine de validité des approximations introduites dans les modèles et des comparaisons sont systématiquement effectuées entre les modèles et les mesures expérimentales. Elles ont clairement montré que ces comportements sont précisément mesurables, prouvant que le rapport signal à bruit est suffisant pour les appliquer, et donc tout à fait exploitables pour la caractérisation des objets.

Ce travail, d’un excellent niveau scientifique, apporte sans conteste une contribution originale et significative à la compréhension et à l’exploitation de la méthode DORT. Il a permis notamment de perfectionner et de valider une méthode originale de détection et d’identification de cibles en milieu sous-marin, associant la physique et le traitement du signal.

Ces travaux ont été conduits au Laboratoire Ondes et Acoustique (LOA), de l’Ecole Supérieure de Physique et Chimie Industrielle de Paris (ESPCI), sous la codirection de Claire Prada et Mathias Fink (directeur du laboratoire).

La méthode proposée par Jean-Gabriel Minonzio contribue de façon très significative à l’amélioration des techniques de détection et de localisation d’engins sous-marins, qui sont un enjeu majeur pour

la Défense. Par

ailleurs, la similitude qui a été démontrée dans cette étude entre acoustique et électromagnétisme étend significativement la portée des résultats, ouvrant ainsi un champ d’application prometteur à de nouvelles techniques de détections électromagnétiques (radar).

D’autres applications, susceptibles d’intéresser la défense, semblent également prometteuses et diversifiées ; elles devraient permettre des avancées exceptionnelles dans les domaines des communications discrètes, de la détection en milieu bruité ou opaque ainsi que des armes à énergie dirigée.

Les travaux menés par Jean-Gabriel Minonzio ont donné lieu à 4 publications dans des revues internationales avec comité de lecture, 6 publications dans des colloques internationaux avec proceedings (dont 4 exposés présentés par le thésard), 4 publications dans des colloques internationaux (dont 1 exposé présenté par le thésard), 4 publications dans des colloques nationaux (dont 3 exposés présentés par le thésard).

Jean-Gabriel Minonzio a obtenu la mention très honorable avec les félicitations du jury.

Il a poursuivi sa thèse par un ATER au LOA sur la période 2006 –2007. Depuis octobre 2007, il est post-doctorant au « Diagnostic Ultrasound Research Laboratory » sous la direction du Professeur Robert C. Waag, à l’University of Rochester, Rochester, New York USA.

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Prix de thèse DGA

Prix de thèse DGA 2006

« Monocristaux dopés ytterbium et

matériaux assemblés pour laser de forte puissance »

soutenue le 13/01/2006 par Monsieur Johan Petit

La thèse de Johan Petit a pour l’objet l’étude de différentes approches permettant d’améliorer la gestion des problèmes thermiques qui limitent actuellement les performances des lasers de puissance. Deux voies distinctes et complémentaires ont ainsi été abordées.

La première partie de ce travail est consacrée à l’étude de nouveaux matériaux cristallins pour la génération de rayonnement laser. De nouvelles matrices d’oxydes mixtes pouvant être élaborées par la méthode Czochralski avec une température de fusion inférieure à

2000°C

ont été ainsi étudiées. Cette recherche a notamment abouti à la découverte d’un nouveau matériau, le CaGdAlO4 (dit CALGO) dopé avec des ions Ytterbium (Yb). Les tests laser ont permis de mettre en évidence les propriétés exceptionnelles qui caractérisent ce nouveau cristal. Celui-ci bénéficie en effet d’une très bonne conductivité thermique et d’une bande de gain exceptionnellement large. Cette dernière propriété a notamment permis d’obtenir une accordabilité de 987,6 à 1050 nm. Un autre résultat remarquable en régime impulsionnel sur ce cristal est la production, par une équipe de l’Institut d’Optique, d’impulsions femtoseconde les plus courtes jamais obtenues dans un matériau massif dopé ytterbium avec 47 fs.

Dans une seconde partie, une nouvelle méthode d’assemblage de matériaux a été mise au point. Cette technique consiste à assembler autour du cristal laser des matériaux non dopés permettant d’améliorer la dissipation de la chaleur. Pour parvenir à obtenir les hautes qualités d’assemblage nécessaires à la génération de puissances élevées, une nouvelle méthode d’assemblage par l’intermédiaire d’une colle inorganique obtenue par un procédé sol-gel a été étudiée. Ce travail a abouti à l’identification d’une composition très prometteuse, qui a permis d’augmenter le seuil de fracture de matériaux laser d’un facteur 2,5. Elle a donné lieu au dépôt d’un brevet.

Ces travaux ont été conduits au Laboratoire de Chimie de

la Matière Condensée

de Paris (LCMCP) à l’Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Paris (ENSCP) sous la codirection de Bruno Viana et Philippe Goldner.

Les résultats acquis par Johan Petit ont permis de faire progresser de manière très significative les performances des lasers solides pompés par diode. En particulier, le matériau CALGO dopé Yb présente un potentiel très intéressant pour la génération de rayonnements de très forte puissance moyenne dans le proche infrarouge et pour la génération d’impulsions ultra-brèves. Ces résultats présentent un intérêt particulier pour la défense qui cherche à améliorer les performances des sources laser pour différents types d’application, comme la désignation d’objectifs ou les armes lasers anti-structures.

Les travaux menés par Johan Petit ont donné lieu à 9 publications dans des revues internationales avec comité de lecture, à une dizaine de présentations orales dans des congrès français et internationaux (dont 3 effectuées par le lauréat), ainsi qu’à 2 présentations invitées.

Johan Petit a reçu son diplôme de docteur de l’Université Paris VI avec la mention très honorable.

Il travaille depuis 2006 en tant qu’ingénieur de recherche au sein du département Matériaux et Structures de l’ONERA. Il développe une activité de recherche sur l’étude de nouveaux cristaux non-linéaires destinés à la génération de rayonnements dans l’infrarouge thermique, et de céramiques transparentes destinées à la réalisation de fenêtres infrarouges.

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27 janvier 2008

RH et thèse

Mais comment faire comprendre aux RH la valeur d'une thèse?

Commentaire :
Je suis bien d'accord que, dans la situation actuelle, un classement des écoles doctorales n'aurait pas beaucoup de sens. Classer les ED ça voudrait dire d'une part, garantir que les étudiants qui y sont ont un certains niveau, et d'autre part garantir qu'ils en sortent avec une certaine formation reconnue par les entreprises. Dans les faits certaines ED sont déjà plus sélectives à l'entrée que d'autres, car elles recrutent sur des masters eux-mêmes plus sélectifs. Mais cette sélection des meilleurs élèves de la fac n'apparait que rarement aux yeux des RH des entreprises... D'autre part, selon mon opinion, les écoles doctorales ont pour le moment un rôle trop marginal dans la préparation des thèses et la formations des thésards, pour permettre un classement qui ait du sens (Bertrand je te rejoins sur ce point, on est loin du cadre de l'enseignement dispensé dans une école). La question reste ouverte et je ne prétend pas avoir la meilleure réponse: comment convaincre, en un coup d'œil sur un CV, une changé de RH qui ne connait rien à la science? Quels points de repère lui donner?

Auteur : Elodie

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16 décembre 2007

Sciences sociales et innovation

Club des entreprises de l’ABG

Rencontre Docteurs-Entreprises sur le thème :

« Les sciences humaines et sociales :

catalyseurs de l’innovation en entreprise »

Vendredi 14 décembre 2007

Rencontre ou juxtaposition de représentations ? à vos commentaires !

J’invite le lecteur à prendre avec précaution les propos qui suivent et dont j’assume l’entière subjectivité.

L’objectif de cette matinée a été énoncé comme étant le suivant : « Ces échanges (entre doctorants, docteurs, cadres dirigeants d’entreprise et représentants des écoles doctorales) visent à faire exprimer, par les doctorants les compétences transversales qu’ils développent au travers de leur expérience de recherche et à leur faire découvrir la richesse et les attentes des entreprises. Réciproquement, les représentants des entreprises y trouveront une opportunité de découvrir les potentiels que recèlent des doctorants dans la perspective d’une ‘économie de la connaissance’ et du développement de l’immatériel ».

A ce titre, l’objectif a été largement atteint. D’un côté, les doctorants et docteurs qui ont témoigné de leurs expériences et compétences (pré-listées : analyse de problématiques floues, gestion de projet, création d’un réseau professionnel, adaptabilité, dimension internationale et interculturelle des recherches, capacité à communiquer, etc.) ont pu démontrer leur inscription légitime dans l’entreprise ainsi que la valeur ajoutée qu’ils peuvent lui apporter (même si certains auditeurs ont manifesté un certain scepticisme quant à la représentativité des doctorants et docteurs témoins qui représenteraient plutôt « l’élite des docteurs ». Scepticisme partiellement fondé puisque les doctorants et docteurs témoins ont été sélectionnés sur candidature préalable). De l’autre côté, les responsables d’entreprises, par leurs réactions, questions ou allocutions (notamment du Vice Président du comité développement et innovation du Medef) ont révélé leurs représentations et attentes vis-à-vis du monde de la recherche.

C’est dans cette confrontation des représentations et du degré d’empathie de chacun des acteurs que j’ai trouvé un intérêt particulier à cette manifestation. Car, au final, je ne suis pas certaine que les mentalités et conceptions aient beaucoup évolué au sortir de l’amphithéâtre. Il me semble, qu’aujourd’hui, les doctorants qui souhaitent faire carrière dans l’entreprise savent valoriser la thèse comme une expérience professionnelle au cours de laquelle ils développent une multitude de compétences. Dans ce sens, la question de l’employabilité se pose moins au regard de leur capacité à répondre à des besoins et à faire part de leur valeur ajoutée, qu’en terme de marché du travail où les offres demeurent rares. Un exemple : un universitaire, posant la question de l’employabilité de chercheurs en littérature ou musicologie, en même temps qu’il avait bien conscience de ce que ces chercheurs peuvent apporter au sein de l’entreprise, regrettait que ces dernières n’y portent guère intérêt.

Une première explication à ce constat repose sur certains des discours prononcés à travers lesquels se dégage une vision très utilitariste (mais n’est-ce pas légitime finalement ?) de la part des entreprises. Ces dernières attentes des doctorants et docteurs la formulation de « lignes d’actions », « recommandations », « solutions », allant jusqu’à discuter la pertinence du choix de sujets de thèse qui, s’ils offriraient une nouvelle compréhension d’un phénomène, ne seraient pas suffisamment orientés vers la production, à terme, d’outils ou nouvelles pratiques managériales (il suffit de voir la grande attention et valorisation qui a été porté à cette doctorante ayant construit une mallette pratique de formation aux demandeurs d’emploi). A ce titre d’ailleurs, les conceptions des doctorants et docteurs divergent : pour certains, le rôle du chercheur s’arrête à l’analyse et l’explication de la réalité quand, pour d’autres, il est du devoir naturel du chercheur de prendre part aux décisions conséquentes aux résultats de la recherche.

Cette vision utilitariste et pragmatique se retrouve dans la considération même du statut du doctorant ou docteur. Ainsi, certains intervenants n’ont eu aucun scrupule à comparer le rôle d’un stagiaire avec celui d’un doctorant de manière à convaincre l’auditoire que le travail de thèse n’était pas de même nature puisque le doctorant « propose un mémoire bien plus conséquent » ( ?!? Serait-ce la seule différence fondamentale entre un mémoire de dernière année d’école de commerce et une thèse ? Ne peut-on pas imaginer que la comparaison est, en elle-même absurde et que c’est faire insulte à l’auditoire que de croire que certains employeurs fassent encore la confusion ?). Les scrupules n’étaient pas plus présents à l’esprit de ces intervenants qui ont, cette fois, comparé l’utilité du chercheur à celle des diplômés de grandes écoles : « vous n’avez pas à rougir de vos compétences et qualifications face à un polytechnicien » (là encore, la comparaison n’a-t-elle ne serait-ce qu’un peu de sens ? Comparer un directeur général d’entreprise à un chercheur ne revient-il pas à comparer un chou à une carotte ?).

Modérons toutefois mes étonnements, qui proviennent surtout d’une vision différente de la recherche en entreprise. Effectivement, si les potentiels employeurs se permettent des comparaisons à mes yeux malheureuses, c’est parce qu’ils projettent l’emploi d’un docteur dans une fonction opérationnelle et/ou fonctionnelle en entreprise. Ainsi, un docteur sera engagé en tant que responsable de la stratégie s’il a fait, par exemple, une thèse en sciences politiques ; ou en tant que responsable de la R&D, si sa thèse a été réalisé dans une discipline technique répondant à l’activité principale de l’entreprise ; ou en tant que responsable commercial si sa thèse relevait des sciences de gestion. Par contre, j’ai eu le sentiment que l’emploi d’un docteur à un poste de chercheur où il pourrait donc continuer à réaliser des études et des recherches est oblitéré. L’emploi d’un chercheur ne se concevrait qu’à la condition d’une réorientation professionnelle vers un poste où il pourrait mettre en œuvre les compétences acquises au cours de la thèse, à l’exception notable des compétences de recherche !

Les deux mondes ont donc encore du mal à se rencontrer, si ce n’est pour les doctorants et docteurs qui font le deuil d’une carrière orientée dans la recherche, s’inscrirait-elle dans le secteur privé. C’est en tout cas bien ce qu’a souligné cet intervenant, conseillant aux doctorants de faire l’apprentissage de la publicité de leurs « valeurs » : « vous devez apprendre à valoriser vos savoir-faire mais aussi et surtout vos savoir-être ». Or, je vois deux explications à la difficulté de cette réelle rencontre. La première tient aux peu de lieux où chacun, chercheurs et entreprises, peuvent apprendre l’un de l’autre (on peut toutefois souligner ici le mérite de l’ABG ou de l’ANVIE). La deuxième tient à l’incommensurable degré d’attentes et d’exigences porté alors vis-à-vis des doctorants : non seulement ces derniers doivent répondre aux exigences académiques (puisque c’est bien l’université, en dernier ressort, qui délivre le diplôme), qui se sont largement alourdies au fil des années (il convient non seulement de produire un manuscrit de thèse de qualité, mais aussi de publier dans des revues de rang A, de communiquer dans des colloques français et internationaux, de s’intégrer dans son laboratoire en participant aux projets collectifs…), mais ils doivent également investir du temps dans la construction de leur employabilité (et chacun sait qu’il s’agit là d’un full-time job à l’instar d’une recherche d’emploi). Et le tout en 3 ans. Il est effectivement là un mythe encore tenace : la réalisation d’une thèse en SHS en seulement 3 années (il suffit, pour se convaincre de l’impossibilité de cette réalisation de jeter un coup d’œil aux statistiques ministérielles qui évaluent à 4,5 ans la durée moyenne d’une thèse en SHS).

En conclusion, l’ambition première de cette matinée était de se faire rencontrer chacun des acteurs. La rencontre a pris la forme d’une juxtaposition de représentations et de conceptions sans que des discussions de fond n’aient vraiment la place de se réaliser. On peut toutefois porter un regard plus optimiste en considérant qu’il s’agit là d’un premier pas vers une réelle compréhension mutuelle. Optimisme pour ma part redoublé lorsque j’ai entendu cet intervenant préciser que « la réelle valeur ajoutée du docteur c’est son impertinence. Impertinence qu’il ne doit pas sacrifier au nom d’une dévotion totale aux attentes et visions de l’entreprise ». En espérant que cette parole ne soit pas le fait d’un responsable d’entreprise isolé…

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10 décembre 2007

MEDEF

Commentaire :
J'étais à la première partie de la réunion du Medef, de 9h à 11h15. Je n'ai donc pas assisté à la partie présentée par les écoles doctorales (mais je connaissais déjà bien 3 des 5 dispositifs présentés). J'ai trouvé que cette réunion avait le mérite de poser le problème mais n'a pas servi à grand chose de plus qu'à sensibiliser les personnes présentes encore non consciente du gâchis potentiel qui consiste à laisser les docteurs sur le carreau: les qualités qui permettent aux docteurs de s'insérer avec succès dans l'entreprise ont été évoquées et des exemples vivants étaient là pour ne témoigner. Cependant pour moi, le problème de fond a été soigneusement éludé, à savoir la visibilité sur le marché des formations dispensées par les universités. L'absence de clarté dans le classement des filières et écoles doctorales (est-elle due au mythe égalitaire?) fait que les ressources humaines peuvent se retrouver perdues: devant faire confiance aux personnes plus qu'à leur CV, ces-derniers ne passent souvent pas le premier round de sélection. Le débat est ici ouvert sur les solutions à apporter à ce problème, mais limiter l'atomisation des écoles doctorales serait peut-être une idée... L'absence de réseau d'anciens et de communication vers l'entreprise n'arrange en rien l'employabilité des docteurs mais là on voit des choses avancer très doucement. Bref, pour moi le point positif de cette réunion était de voir les choses se mettre en route, mais je reste encore dubitative sur les moyens qui permettront de faire rattraper le retard de la France par rapport au reste du monde dans sa valorisation des docteurs.

Auteur : Elodie

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03 décembre 2007

MEDEF

Pourquoi se priver des Docteurs ?

Plus de 700 personnes se sont retrouvées au MEDEF le 26 novembre

  pour écouter les réponses à cette question.

Quelques points à retenir

*      L’engagement du MEDEF pour favoriser le recrutement des Docteurs

       pour garantir le développement de l’innovation en France.

*      L’élargissement des actions de professionnalisation à l’avant thèse et aux missions en entreprise dans le cadre de la thèse (doctorant conseil).

*      La volonté  affichée par les Ecoles Doctorales et les entreprises

      de travailler en profondeur pour mieux se comprendre

      et mieux agir au travers de groupes de travail et de forums

       le prochain est prévu à Lille en 2008.

Vous y étiez, vos réactions ……

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24 septembre 2007

Elles y sont allées et elle va y aller!

Bonjour,

je vous envoie un petit mot pour vous dire que je

viens de gagner une des dix bourses françaises

l'Oréal/Unesco pour les femmes et la science

(www.loreal.fr), rubrique pour les femmes

et la science si vous voulez en savoir plus).

Si je n'avais pas participé aux doctoriales DGA en

2006, je n'aurai surement pas pris la peine de

présenter ma candidature, et je serai donc passée à

coté d'un sacré coup de pouce.

Merci à vous donc de nous donner envie de nous bouger :

Accessoirement, ces bourses seront de nouveau

proposées  en 2008

(elles s'adressent aux doctorantes de 2ème année), donc si vous voulez faire un peu de pub là-dessus sur le blog ou ailleurs, ça vaut le coup... Cordialement,

Estelle

Bonjour à tous,

J'ai participé aux Doctoriales l'année dernière: une riche expérience! J'ai soutenu ma thèse mardi dernier à l'Université de Bordeaux 1

et grâce à vos conseils

j'ai rapidement trouvé un nouvel emploi

au conseil régional d'Aquitaine,

comme chargée de mission Laser-optique

Merci encore pour votre formidable impulsion,

Ambre

« Je commence à être rassurée sur la justesse de ma décision de participer aux Doctoriales, après lecture du blog et grace à la proposition de co-animation.

Ce ne sera pas une participation passive et des exposés magistraux. »

Adèle

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27 mai 2007

PREMIER ANNIVERSAIRE DE DOCTOBLOG

Nouvelle_image

Un an déjà, 52 semaines, 93 messages, plus de 6000 bloggers en provenance de 20 pays....pour :

Défendre sa thèse

Rester en réseau,

Entreprendre son avenir car "N'aime de ton présent que sa part d'avenir" CERVANTES

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29 janvier 2007

DGA Journée Recherche : les prix de Thèse et les posters

Le 22 janvier s’est déroulée la rencontre DGA et recherche scientifique, où étaient conviés les partenaires industriels et académiques ainsi que les doctorants deuxième et troisième année de Thèse, (400 thèses sont en cours actuellement).

Nous revenons cette semaine sur les 6 prix de thèses DGA pour 2004 et 2005, et nous mettons en ligne les posters que des Doctorants de 3ème année nous ont transmis.

Prix de thèse DGA 2004

Nouveaux monocristaux à forte conversion piézoélectrique:

croissance, modélisation et caractérisation

soutenue le 20 septembre 2004 par M. Gaël SEBALD

Les travaux de thèse de Gaël SEBALD ont été effectués au Laboratoire de Génie Electrique et Ferroélectricité de l'INSA de Lyon sous la direction du Pr Daniel Guyomar. L’encadrement DGA a été effectué par Mme Laurence Beylat et M. Eric Pleska (DET/GN).

Ils constituent en ensemble très complet de recherche, depuis l'étude et la mise au point de l'élaboration de matériaux (monocristaux piézoélectriques), la modélisation et la caractérisation des propriétés intrinsèques de ces matériaux ( rôle de l'orientation des cristaux, caractérisation électromécanique, modélisation de l'hystérésis), et enfin l'expérimentation d'une application originale en matière de conversion électromécanique à l'aide des matériaux synthétisés, qui a valeur probatoire pour l'utilisation ultérieure de tels composés.

Au cours de sa thèse, M. Sebald a d'abord du mettre au point et paramétrer une méthode de tirage de cristaux (Bridgman) qui lui a permis d'obtenir un échantillon de céramique monocristalline PMN-PT de plusieurs centimètres ce qui est peu commun. Les caractérisations de cet échantillon ont révélé des valeurs extraordinaires pour le coefficient de couplage électromécanique que G. Sebald interprète à l'aide d'observations microstructurales. G. Sebald apporte ensuite des éléments décisifs en matière de modélisation de comportement de cristaux piézoélectriques, et notamment établit un modèle de l'hystérésis de ces matériaux dans le cadre d'une approche phénoménologique originale basée sur le modèle du frottement sec. L'application de conversion électromécanique qui est présentée enfin, a valeur de démonstration pour l'utilisation de ces matériaux d'un rendement deux à quatre fois supérieurs aux composants classiquement utilisés.

Les travaux de G. Sebald sont très importants pour la défense dans le cadre de l'évolution des performances à venir des gyromètres vibrants utilisés dans les applications de stabilisation d'engins et de conservation de cap et d'altitude. Ils devraient être appliqués aux nouvelles générations de gyromètres (« Quapasons » ou micro-senseurs monolithiques à structure plane), et participer à une réduction substantielle du coût de possession des équipements. Les résultats de la thèse de G. Sebald ont été repris par l'ONERA qui s'intéresse actuellement au sujet.

Dans le cadre de sa thèse, M. G. Sebald est auteur de 5 publications (dont une dans Applied Physics B) ainsi que 6 publications dans le cadre de congrès avec comité de lecture. Il totalise aujourd'hui 24 publications dans des revues ( Journal of physics D, Applied physics, Jap. Journal of applied science) et des proceedings de congrès (cité plus de 10 fois en premier auteur).

Après un post-doctorat au Japon, il est actuellement Maître de Conférences à l'INSA de Lyon dans le cycle préparatoire intégré à l'école et poursuit sa recherche actuellement au LGEF.

Identification du milieu océanique et localisation de sources en Ultra Basse Fréquence (1-100 Hz)

soutenue le 29 septembre 2004 par Mademoiselle Barbara Nicolas

La thèse de Barbara Nicolas a pour objet la détermination de paramètres océaniques et la mesure de la profondeur d’une source dans un guide d’onde acoustique. Son analyse repose sur l’utilisation du diagramme f-k (fréquence – nombre d’onde) obtenu à partir de la configuration suivante : une source large bande émettant vers une antenne de réception horizontale ou encore un récepteur recevant le signal large bande d’une source tractée. A basse fréquence, la détermination des fréquences de coupure des modes propres du guide d’onde permet de mesurer la hauteur d’eau et la vitesse des ondes dans le fond. Le poids respectif des modes dans le diagramme f-k est relié à la profondeur de la source dans le guide. Ce travail est largement illustré par l’analyse de simulations numériques et de données expérimentales.

Ces travaux ont été conduits au Laboratoire des Images et des Signaux (LIS, UMR 5083) de l’Institut National Polytechnique de Grenoble (INPG) sous la direction de M. Jean-Louis Lacoume, professeur à l’Ecole Nationale des Ingénieurs Electriciens de Grenoble (ENSIEG-INPG) et M. Jérôme Mars, maître de conférence à l’Ecole Nationale des Ingénieurs Electriciens de Grenoble (ENSIEG-INPG). L’encadrement DGA a été effectué par M. Dominique Fattaccioli du Centre Technique des Systèmes Navals à Toulon.

La méthode originale proposée par Barbara Nicolas, associant la physique et le traitement du signal, contribue de manière très significative à la résolution du problème de la détection et de la localisation de sources acoustiques ou sismo-acoustiques sous-marines. Les perspectives d’application de ces travaux pour la Défense sont nombreuses : systèmes sonar, mesures de l’environnement marin, systèmes de surveillance.

Les travaux menés par Mlle Nicolas ont donné lieu à 2 publications dans des revues internationales avec comité de lecture, 1 publication dans une revue française avec comité de lecture, 8 articles dans des actes de conférence internationales avec comité de lecture, 4 articles dans des actes de conférence françaises avec comité de lecture et 4 articles dans des journées nationales avec comité de lecture,

Barbara Nicolas a été lauréate du prix de thèse INPG 2005. A l’issue de sa thèse, elle a bénéficié d’un poste d’ATER à l’ENSERG en 2004-2005 au cours duquel elle a effectué un stage de 6 mois de Post-doc au MPL (Marine Physical Laboratory ) de San diego (USA). Puis, de 2005 à 2006, elle a effectué un Post-doc au CEA LETI de Grenoble. Depuis octobre 2006 elle est chargé de recherche au CNRS au LIS de l’INPG.

Contrôle expérimental de l’écoulement tourbillonnaire sur une aile delta

soutenue le 1/03/2004 par M. Florent RENAC

Les travaux de thèse de M. Florent Renac ont été menés à l’ONERA sous la direction du Pr Patrick Huerre (Laboratoire d’Hydrodynamique de l’Ecole Polytechnique). L’encadrement DGA a été effectué par M. Gérard Lallemand (DSA/SPAé).

La thèse concerne le contrôle actif de l’écoulement tourbillonnaire à l’extrados d’une aile delta, à l’aide d’actionneurs fluidiques, et plus précisément du contrôle de phénomènes d’éclatement tourbillonnaire. Les travaux conduits par Florent Renac comprennent un important volet expérimental, complété par des études théoriques et numériques. La thèse comprend deux parties principales : la première partie traite de l’écoulement nominal (sans contrôle) autour d’une aile delta représentative d’avions de combat, avec une analyse expérimentale et théorique extrêmement détaillée de la dynamique de l’éclatement tourbillonnaire. La seconde partie concerne l’étude du contrôle de l’écoulement, qui exploite les résultats de la première partie pour définir des stratégies de contrôle actif. Une analyse poussée d’actionneurs fluidiques, et de leurs effets sur l’écoulement, a été réalisée.

La thématique du contrôle actif d’écoulements à l’aide de micro-actionneurs non (ou faiblement) intrusifs, et de faible énergie, intéresse la défense en raison des possibilités d’amélioration de performances de véhicules ou système d’armes, notamment dans le secteur aéronautique. L’application considérée ici ne concerne pas des performances spécifiquement militaires comme, par exemple, la furtivité, mais des performances duales (amélioration des performances manœuvrières de véhicules aériens).

Les travaux accomplis pendant la thèse ont fait l’objet de présentations dans des conférences nationales et internationales, et de deux publications dans des revues internationales à comité de lecture ; une troisième publication a été soumise à la revue internationale Physics of Fluids en Avril 2006.

M. Renac a tout d’abord effectué un post-doctorat au département DAFE de l’ONERA ; il est maintenant ingénieur de recherche au département DSNA de l’ONERA, chargé de simulations numériques et d’optimisations de formes aérodynamiques.

Prix de thèse DGA 2005

Génération, stockage et manipulation d’états non classiques pour des ensembles atomiques et des champs électromagnétiques

soutenue le 26 septembre 2005 par M. Aurélien Dantan

M. Aurélien Dantan a réalisé son travail de thèse au Laboratoire Kastler-Brossel de l’Université Pierre et Marie Curie sous la direction de Mme E. Giacobino et M. M. Pinard. L’encadrement DGA a été effectué par M. Bruno Desruelle (D4S/MRIS).

Sa thèse concerne le domaine de l’information quantique et aborde plus spécifiquement la question des interactions entre des faisceaux lumineux et des vapeurs atomiques. Le travail conduit par l’étudiant est essentiellement théorique. Les résultats obtenus ont notamment permis de valider des études expérimentales menées par son laboratoire d’accueil et de prédire de nouveaux effets. L’essentiel du travail réalisé par Aurélien porte sur les mémoires quantiques et différentes configurations ont été analysées en détail du point de vue théorique pour comparer le potentiel de différentes approches pour la réalisation d’une méthode pour la lecture et l’écriture d’un état quantique lumineux transféré sur des variables atomiques.

L’intérêt de la défense pour cette thématique se situe au niveau des retombées potentielles pour le calcul quantique. En effet, la mise au point d’un ordinateur quantique capable de manipuler un nombre suffisant de bits quantiques aurait des répercussions profondes dans le domaine du traitement de l’information. Par exemple, les travaux de Peter Shor ont permis de montrer qu’un calculateur quantique serait capable de factoriser le produit de deux grands nombres premiers de manière beaucoup plus rapide que par les approches traditionnelles, et permettrait ainsi de décupler la puissance des dispositifs de cryptanalyse. Les perspectives d’application pour ces travaux restent toutefois encore incertaines en raison d’une part des phénomènes de décohérence et d’autre part, des difficultés de mise en œuvre de ces technologies.

La liste des publications obtenues au terme de cette thèse est révélatrice de la richesse du travail accompli et de la valeur scientifique des résultats obtenus. Ainsi, le doctorant a accumulé une dizaine de publications en premier auteur dans des revues scientifiques de haut niveau à comité lecture. Parmi les plus significatives, on retient notamment 3 articles dans la revue Physical Review Letters. Il convient également de souligner la publication de 2 articles supplémentaires dans cette même revue mais en second auteur.

ETUDE DE SUPERCONDENSATEURS CARBONE/CARBONE

A COLLECTEUR DE COURANT EN ALUMINIUM

soutenue le 23 novembre 2005 par Mademoiselle Cristelle PORTET


M. Dantan a bénéficié d’un poste d’ATER pour une année au laboratoire Charles Fabry de l’Institut d’Optique, dans l’équipe de Philippe Grangier à la suite de sa thèse. Il est actuellement en post-doc dans le département de physique et d’astronomie de l’université d’Aarhus au Danemark.

Mademoiselle Cristelle PORTET a réalisé son travail de thèse au Centre Interuniversitaire de Recherche et d’Ingénierie des Matériaux (CIRIMAT UMR 5085) dans la section Laboratoire de Chimie des Matériaux Inorganiques et Énergétiques de l’Université Paul Sabatier de Toulouse. L’encadrement DGA a été effectué par M. Michel Amiet (DET/CO).

Au cours de cette thèse, de nombreux aspects scientifiques ont été abordés pour atteindre les objectifs fixés: métallurgique, chimique, électrique et thermique. Partant de l’analyse fine du fonctionnement, des matériaux utilisés et des techniques de caractérisation, Mlle Portet s’est fixé comme première action de minimiser la valeur de la résistance interne et d’étudier l’influence des propriétés de l’interface collecteur de courant – matières actives. Elle propose alors des traitements électrochimiques des collecteurs en aluminium permettant un gain d’un facteur 10 par rapport aux collecteurs non-traités. Deux types de traitement sont mis en œuvre : le dépôt sol-gel de carbone et la synthèse de nanofibres de carbone par CVD catalytique. Les résultats obtenus sont remarquables puisqu’ils conduisent à un gain de 50% sur la puissance avec 95 kW/kg de matière active, à énergie constante.

Dans un second temps,  Mademoiselle Portet propose l’utilisation d’électrodes composites nanotubes de carbone/ charbon actif. La caractérisation par MEB et MET des échantillons réalisés montrent très rapidement tout l’intérêt de ces travaux en particulier les possibilités d’accroître la densité de courant assurant ainsi un compromis optimal entre puissance et énergie.

Ces différents travaux ont permis de concevoir puis de réaliser des cellules « témoins » prenant en compte les différents travaux  (traitement des collecteurs en aluminium avec le dépôt sol-gel de particules de noir d’acétylène) et une composition d’électrode avec des nanotubes de carbone. La caractérisation de ces « témoins » confirme la valeur des solutions retenues puisque les résultats sont plus que remarquables, ils se concrétisent par un gain de 35% sur la puissance délivrée à énergie équivalente.

Pour aller encore plus loin en performances, Mademoiselle Portet recherche de nouveaux matériaux carbonés, travaux conduits au CIRIMAT en collaboration avec une université américaine. Ces travaux repris par la revue « Science » puis par de nombreuses revues internationales révolutionnent la conception des matériaux poreux pour les supercondensateurs, en mettant en évidence le rôle crucial joué par les micropores sur la valeur de la capacité contrairement aux théories antérieures.  C’est cette « rupture » dans le domaine de la science des matériaux qui a conduit Mademoiselle Portet à poursuivre ses travaux et à effectuer un post-doc aux USA (Université DREXEL de Philadelphie)

Quel que soit le domaine : terrestre, aérien, maritime ou spatial, l’électrification grandissante des vecteurs militaires conduit à revoir leur concept d’alimentation et la nature de leurs sources d’énergie. La DGA a soutenu depuis une dizaine d’années les travaux sur les supercondensateurs car ils sont devenus une source incontournable pour un grand nombre d’applications, comme par exemple source directe d’alimentation des sonars ou multi-source pour les transmissions électriques de puissance. 

Les travaux réalisés par Mlle Portet  ont donné lieu à 6 publications de rang « A », effectuées dans des revues internationales (en anglais) dont Science, JES et Electrochimica Acta et à 2 brevets dont 1 franco-américain. Elle effectue actuellement un stage post-doctoral à l’Institut des Nanotechnologies de l’Université de Drexel (Philadelphie).


D’une institution d’Etat à une organisation :

Le cas de l’armée de terre professionnalisée. Contribution à une sociologie de l’autorité et des processus de transformation.

Thèse soutenue le 7 décembre 2005

par M. Sébastien JAKUBOWSKI

Sébastien Jakubowski a présenté et soutenu une thèse pour le doctorat de sociologie de l’université de Lille sous la direction du Pr Claude Giraud. Il a obtenu la mention très honorable avec les félicitations à l’unanimité du jury, un soutien à publication ainsi qu’une incitation à concourir à un prix de thèse. L’encadrement Défense a été effectué par Mme Barbara Jankowski (SGA/C2SD).

Il faut mentionner pour commencer, et le fait mérite d’être souligné tant il est peu courant en SHS, que ce doctorant a mené sa recherche et rédigé sa thèse en trois années. Preuve qu’un travail d’excellente qualité peut entrer dans ce cadre temporel contraignant pour ces disciplines et reflet de la qualité exceptionnelle du parcours de ce jeune chercheur.

La deuxième observation concerne la valeur scientifique de la thèse. Cette thèse a deux immenses mérites : un travail de terrain approfondi et rigoureux  (une centaine d’entretiens réalisés dans des régiments tels qu’un régiment de chars de combat ou un régiment de forces spéciales, accompagnés d’observations dans les casernes ou les postes de commandement. Cela prouve l’ouverture des armées aux chercheurs. Le second mérite est d’avoir su intégrer une interrogation fondamentale pour les armée, la question de l’autorité, et les changements qu’elle a connus avec le processus de professionnalisation., dans un corpus théorique relevant de différents champs de la sociologie. Parallèlement, cette thèse s’inscrit dans le débat ouvert par les sociologues militaires anglo-saxons au moment de la professionnalisation de l’armée américaine, l’évolution des armées vers les caractéristiques d’une organisation, par opposition à une institution.

La troisième remarque portera sur l’intérêt pour la défense. La professionnalisation des armées induit de nouveaux rapports d’autorité au sein des armées et il est essentiel de connaître à la fois les aspirations des nouvelles recrues et les nouvelles formes de régulation entre catégories hiérarchiques afin que les changements soient pris en compte et les résistances au changement, connues.

Les thèses en SHS ont jusqu’aux dernières années, été peu nombreuses. Il faut encourager le développement d’enquêtes empiriques, qui apportent aux armées et aux acteurs de la défense des outils de compréhension du changement tout en démontrant qu’un travail de recherche sérieux peut être accompli, publié, diffusé avec l’aide et sur des armées, encourageant ainsi l’ouverture vers le monde universitaire prônée par les autorités du ministère.

Le travail réalisé par M. Jakubowski a donné lieu à 2 articles publiés dans des revues à comité de lecture, 3 contributions dans des ouvrages collectifs, 9 communications dans des colloques nationaux et internationaux et 6 présentations dans des séminaires ou ateliers.

M. Jakubowski bénéficie actuellement d’un poste d’ATER en sociologie à l’Université des Sciences et Technologies de Lille et est qualifié aux fonctions de maître de conférences dans 2 sections du CNU.

            

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